{"id":3097,"date":"2018-08-09T14:32:24","date_gmt":"2018-08-09T12:32:24","guid":{"rendered":"https:\/\/topfly-aero.com\/?p=3097"},"modified":"2018-10-11T15:43:29","modified_gmt":"2018-10-11T13:43:29","slug":"6-10-les-sauts-hydrauliques-sauts-de-bidone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/fr\/2018\/08\/09\/6-10-les-sauts-hydrauliques-sauts-de-bidone\/","title":{"rendered":"6\/10 Les sauts hydrauliques, sauts de Bidone"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb3.0.47&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb0|0px|0|0px|false|false\u00a0\u00bb][et_pb_row custom_padding=\u00a0\u00bb28px|0px|0|0px|false|false\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p>Comme je ne doute pas que le lecteur aura assimil\u00e9 les vingt-sept pages du chapitre 7 de mon livre, et de belles images valant mieux qu&rsquo;un long discours, les l\u00e9gendes des illustrations vont vous r\u00e9galer. J&rsquo;ignore si l&rsquo;augmentation de la fr\u00e9quence d&rsquo;apparition des sauts hydrauliques est une cons\u00e9quence du changement climatique ou le fruit d&rsquo;une meilleure compr\u00e9hension du ph\u00e9nom\u00e8ne suite aux \u00e9tudes ayant conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture de mon bouquin, ou plus probablement la combinaison des deux. Toujours est-il qu&rsquo;un grand nombre de journ\u00e9es de vent d&rsquo;ouest m&rsquo;ont permis d&rsquo;identifier leur pr\u00e9sence et les exploiter pour le plus grand plaisir de mes pilotes. Avec toutefois une nouveaut\u00e9 importante, j&rsquo;ai vu pour la premi\u00e8re fois le flux super critique<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> descendre jusqu&rsquo;au sol dans la pampa sous le vent du Cord\u00f3n de Esquel, devenu m\u00e9connaissable et inexploitable, d\u00e9pourvu de tout mouvement ondulatoire, lamin\u00e9 par le flux super critique jusqu&rsquo;au front du saut situ\u00e9 40 km sous le vent du sommet [PHOTO 11]. Jamais je n&rsquo;aurais poursuivi ma route dans le bleu sur ce circuit si je n&rsquo;avais pas compris ce ph\u00e9nom\u00e8ne, dont la longueur \u00e9tait d&rsquo;environ 200 km, sauf que notre point de virage \u00e9tait dans le front froid, et comme j&rsquo;avais un pilote professionnel IFR avec moi, un appareil \u00e9quip\u00e9, un \u00e9quipage entra\u00een\u00e9 et pas de risque de givrage, pas de souci, on y va. Super Fabrice ! <a href=\"https:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/712zJMCPRC.txt\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fichier du vol du 2 janvier 2017<\/a>.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><em><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> le flux est dit supercritique lorsque sa vitesse d\u00e9passe celle th\u00e9orique correspondant \u00e0 la diff\u00e9rence de pression entre l&rsquo;aval et l&rsquo;amont. Cette situation ne peut pas durer ind\u00e9finiment et le saut hydraulique prend naissance \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 cette vitesse redevient \u00e9gale \u00e0 celle normale, g\u00e9n\u00e9rant une ascendance unique de type laminaire d&rsquo;une longueur pouvant atteindre des centaines de kilom\u00e8tres<\/em><\/span>.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/11-CORDON-ESQUEL.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p><span style=\"color: #0c71c3;\"><strong>2 janvier 2017 avec Fabrice<\/strong>. Entre un front qui entrait par le sud et l&rsquo;absence de vent au nord en d\u00e9but de journ\u00e9e, nous partons pour un 3 points de 1.500km avec un d\u00e9collage tranquille \u00e0 9h. L&rsquo;accrochage de l&rsquo;onde sur la pente se r\u00e9v\u00e8le trop long, un coup de moteur pour aller vers notre point de d\u00e9part qui donne 8 m\/s, du jamais vu cette ann\u00e9e, hier il donnait 0,5 m\/s. FL 230 autoris\u00e9, \u00e7a chemine tr\u00e8s bien malgr\u00e9 un vent de 120-140 km\/h, mais le 1\/8 du matin devient vite 4\/8, d\u00e9sorganis\u00e9, le point de virage au km 300 est dans la couche, le front est juste sur le point. D\u00e9cidons donc de faire ces quelques km dans le front car le sol est quand m\u00eame visible, nous ne sommes pas tr\u00e8s haut (5.000m), les gyros sont en marche au cas o\u00f9, mais n&rsquo;en n&rsquo;aurons besoin. Tournons le point dans le secteur sur l&rsquo;\u00e9cran \u00e0 7km du point qui est dans le nuage. Coup de bol! Retour sur la pointe des pieds dans un syst\u00e8me totalement d\u00e9structur\u00e9 par l&rsquo;arriv\u00e9e du front. Les Vz sont trop faibles pour monter, nous nous contentons d&rsquo;avancer autour de 4.000m pendant 200km parcourus en 1h1\/2, que c&rsquo;est long! Il faut se d\u00e9caler jusqu&rsquo;\u00e0 40km sous le vent des cha\u00eenes pour trouver des ressauts exploitables en ligne droite, mais pas pour monter (probable saut hydraulique en formation, le flux semble supercritique), puis tout se remet \u00e0 fonctionner en arrivant pr\u00e8s de chez nous. Vu le temps mis pour faire les 500 premiers km (moyenne 130 km\/h), nous ne nous faisons pas d&rsquo;illusions sur l&rsquo;issue du \u00ab\u00a0<em>comme pr\u00e9vu<\/em>\u00ab\u00a0. Le reste est classique sauf que toute la plaine \u00e0 partir de Chapelco (km 115) vers le nord est totalement bleue. On y va sur la pointe des pieds en profitant de l&rsquo;onde de sillage du volcan Lanin (\u00e7a marche comme dans mon livre!) et je me jette dans les 110 km de bleu qui nous s\u00e9pare de la cha\u00eene de Catan Lil, qui nous gratifie d&rsquo;un bon 4 m\/s \u00e0 4.500m. Miracle, les premiers lenticulaires se forment au fur et \u00e0 mesure que nous avan\u00e7ons vers Loncopu\u00e9, une merveille, d&rsquo;autant plus que Buenos Aires nous autorise le FL 250, que nous aurons du mal \u00e0 garder, avec 5 m\/s \u00e0 la Vne! Il ne fait que -20\u00b0C \u00e0 8.000m, c&rsquo;est encore agr\u00e9able. Le dernier Metar de Bariloche n&rsquo;est pas bon, 6\/8 de Sc \u00e0 3000ft, visi 5 km pour pluie intense, il faut faire demi tour afin de se r\u00e9server 2 heures de lumi\u00e8re pour un \u00e9ventuel d\u00e9routement. Buenos Aires est bien content de nous transf\u00e9rer sur Bariloche TWR car la situation m\u00e9t\u00e9o se complique s\u00e9rieusement, le terrain est IMC, puis un contr\u00f4leur ami me conseille d&rsquo;attendre une vingtaine de minutes, car selon lui, \u00e7a va s&rsquo;arranger. Donc on ralentit et on monte, on verra plus tard. Ce n&rsquo;est pas dans le manuel officiel de proc\u00e9dure, mais \u00e7a marche! En arrivant \u00e0 6.000m au km 70, nous entrevoyant une forme qui ressemble au lac et les 40 derniers km sont parcourus avec visibilit\u00e9 exclusivement verticale sous une pluie battante. C&rsquo;est bien pour Fabrice, qui rentre \u00e0 Paris demain!<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/LAC-DEVINE-SOUS-PLUIE.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p><span style=\"color: #0c71c3;\">Oui, c&rsquo;est bien notre lac qui apparait sous une pluie battante, un quarantaine de kilom\u00e8tres devant nous. Nous y arriverons avec une finesse 10, comme pr\u00e9vu.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>Ce m\u00eame jour, 500 km plus au nord, le saut hydraulique de Catan Lil fonctionnait parfaitement mais lui aussi sans aucun nuage d&rsquo;altitude. Peu importe le flacon pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;ivresse. Il est certes bien difficile de maintenir le niveau dans ces conditions, au voisinage de la Vne, a\u00e9rofreins \u00e0 \u00e9viter ansolument&#8230;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/13-DIFFICILE-DE-MAINTENIR-LE-NIVEAU.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p>2 janvier 2017. Au point de virage Nord, dans le saut hydraulique de Catan Lil \u00e0 8.000 mdans le bleu, proche de la Vne avec 3,5 m<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>Le plus beau saut hydraulique de la saison fut encore une fois celui de Catan Lil, au point que l&rsquo;un de mes amis pilote de ligne chez LAN m&rsquo;appela le soir pour en discuter parce qu&rsquo;il \u00e9tait pass\u00e9 juste au-dessus de nous (merci TCAS !) et de ce nuage. J&rsquo;ai r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 les images satellites. Photo ci-dessous: Le 6 janvier, point BIVIK, 250 km au sud de Bariloche \u00e0 7.200 m en regardant vers le Nord. On observe parfaitement les rouleaux de strato-cumulus d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;ondes de ressaut r\u00e9sonnantes, un peu plus au Nord, des lenticulaires du m\u00eame syst\u00e8me et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur des cirrus dont le bord d&rsquo;attaque \u00ab frang\u00e9 \u00bb est le parfait t\u00e9moignage d&rsquo;un saut hydraulique qui s&rsquo;\u00e9tend sur plus de 500 km. Les Vz des ondes sinuso\u00efdales de ressaut sont nettement plus \u00e9lev\u00e9es que celles des sauts hydrauliques, mais il faut surfer d&rsquo;une onde \u00e0 l&rsquo;autre et donc ralentir de temps en temps pour monter. En contrepartie le front du saut hydraulique, bien que tr\u00e8s frang\u00e9, permet de moyenner une trajectoire \u00e0 altitude relativement constante, le r\u00e9sultat final \u00e9tant \u00e0 mon avis en faveur du front du saut, mais ceci est purement subjectif. J&rsquo;ai \u00e9galement souvent observ\u00e9 que la vitesse horizontale du vent dans le front du saut \u00e9tait sensiblement inf\u00e9rieure \u00e0 celle moyenne de la masse d&rsquo;air, ce qui permet de gagner en vitesse de croisi\u00e8re. On observera que le front du saut est apparemment d\u00e9connect\u00e9 des syst\u00e8mes de ressaut, et en me positionnant sous le bord d&rsquo;attaque du pseudo lenticulaire, je me suis souvent trouv\u00e9 \u00e0 la verticale des sommets de la cordill\u00e8re, quelquefois m\u00eame tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la cha\u00eene.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/14-BIVIK-7200-VERS-LE-NORD.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p><span style=\"color: #006ac1;\">Le 6 janvier 2017, point BIVIK \u00e0 250 km au sud de Bariloche et 7.200 m, regardant vers le nord. On distingue nettement les stratocumulus des ondes r\u00e9sonnantes \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage moyen vers 4.000 m ainsi que, vers le nord, les lenticulaires qui leurs sont associ\u00e9s, et les cirrostratus du saut hydraulique \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur, vers 8.000-10.000 m, poss\u00e9dant un bord d&rsquo;attaque \u00ab\u00a0frang\u00e9\u00a0\u00bb et pas de bord de fuite, s&rsquo;\u00e9talant sur pr\u00e8s de 500 km. Les Vz des ondes de ressaut sont plus \u00e9lev\u00e9es que celles du saut, mais il est n\u00e9cessaire de \u00ab\u00a0surfer\u00a0\u00bb d&rsquo;un ressaut \u00e0 l&rsquo;autre et ralentir de temps en temps pour monter. D&rsquo;un autre cot\u00e9, le front du saut, bien que parfois fortement frang\u00e9 et tortueux, permet de rester constamment dans l&rsquo;ascendance \u00e0 altitude \u00e9lev\u00e9e et relativement constante, le r\u00e9sultat \u00e9tant, \u00e0 mon avis, en faveur de ce dernier; mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une opinion purement objective. J&rsquo;ai aussi souvent observ\u00e9 que la composante horizontale du vent dans le front du saut est significativement plus faible que celle moyenne de la masse d&rsquo;air, permettant ainsi d&rsquo;augmenter la vitesse de croisi\u00e8re. Nous avons \u00e9galement souvent observ\u00e9 que les deux syst\u00e8mes pouvaient \u00eatre totalement d\u00e9connect\u00e9s en altitude, et, en suivant le bord d&rsquo;attaque du front, nous nous sommes souvent retrouv\u00e9s au Chili, au vent de chaine de la Cordill\u00e8re, tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du massif montagneux (Andy Aveling se souviendra de cet \u00e9pisode surprenant en janvier 2011).<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>Photo ci-dessous: toujours le 6 janvier \u00e0 20:12, 140 km au nord de Bariloche en regardant vers le Nord, Zapala se trouve 110 km devant dans l&rsquo;axe de la photo, dans l&rsquo;ombre du \u00ab monstre \u00bb, le sommet visible \u00e0 gauche est celui de Catan Lil. On observe \u00e9galement de beaux rotors d&rsquo;ondes de ressaut g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les vall\u00e9es visibles en dessous, profondes seulement quelques centaines de m\u00e8tres, des nuages lenticulaires de ressaut dans le lointain, le pseudo lenticulaire du saut hydraulique qui ressemble \u00e0 un lenticulaire car il poss\u00e8de un bord de fuite bien d\u00e9fini, et au-dessus, le vrai pseudo lenticulaire typique du saut hydraulique dont le bord d&rsquo;attaque est extr\u00eamement frang\u00e9 et le bord de fuite est ind\u00e9fini, comme en t\u00e9moigne l&rsquo;ombre port\u00e9e qui s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;horizon. Nous sommes \u00e0 5.100 m, le nuage est \u00e0 120 km, nous ferons demi-tour apr\u00e8s les photos d&rsquo;usage \u00e0 plus de 8.000 m.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/15-BIDONE-MEGA-DOMJAN-SAN-IGNACIO-VERS-ZAPALA.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_2&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>Photo satellite du m\u00eame secteur \u00e0 20:45, trente minutes apr\u00e8s la photo pr\u00e9c\u00e9dente. On voit tr\u00e8s nettement les ondes r\u00e9sonnantes que nous avions utilis\u00e9es au sud de Bariloche, les petits rotors d&rsquo;ondes isol\u00e9es sur la pampa l\u00e0 o\u00f9 nous nous trouvions, le nuage lenticulaire visible sur la gauche de la photo, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 trois fois, il s&rsquo;agit donc bien d&rsquo;une onde de ressaut probablement combin\u00e9e avec le saut hydraulique, longueur environ 100 km. Lequel se prolonge sur encore 100 km immerg\u00e9 dans le pseudo lenticulaire visible sur la photo 15, d&rsquo;une largeur d&rsquo;une soixantaine de kilom\u00e8tres, et plus au sud des franges r\u00e9siduelles t\u00e9moignages de l&rsquo;existence du saut hydraulique naissant dont l&rsquo;exploitation n&rsquo;est sans doute pas simple. La structure se poursuivant plusieurs centaines de kilom\u00e8tres vers le sud. Situation pr\u00e9-frontale, le front froid \u00e9tant bien visible sur la gauche. La ligne de cr\u00eates est mat\u00e9rialis\u00e9e sur l&rsquo;image satellite par la ligne de fronti\u00e8re avec le Chili.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_2&Prime;][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/16-PHOT-SAT-0106-20.45.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_2&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>Photo satellite du m\u00eame secteur \u00e0 23:08, la derni\u00e8re dans le spectre visible. La structure initiale des 200 km les plus au Nord n&rsquo;a pas vari\u00e9 d&rsquo;un millim\u00e8tre, ce qui confirme la pr\u00e9sence de l&rsquo;onde de ressaut orographique mixte avec le saut hydraulique. Alors que celle plus au sud s&rsquo;est renforc\u00e9e sous forme d&rsquo;un parfait pseudo lenticulaire dont le bord de fuite d\u00e9borde jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;oc\u00e9an Atlantique et le bord d&rsquo;attaque est exactement celui des cirrus des photos pr\u00e9c\u00e9dentes, \u00e0 une altitude de l&rsquo;ordre de 10\u00a0000 m. Lequel n&rsquo;a \u00e9videmment aucun rapport avec l&rsquo;orographie. On observera que les trains d&rsquo;ondes r\u00e9sonnantes sont maintenant bien structur\u00e9s et l&rsquo;aller-retour de 1.500 km aurait pu \u00eatre tourn\u00e9 \u00e0 250 km\/h de moyenne ; mais il ne restait que deux heures de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_2&Prime;][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/17-PHOT-SAT-0106-23.08.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.11&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/22.12-4800-ARRIVEE-SUR-LE-SEUL-TROU.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.12.2&Prime;]<\/p>\n<p><span style=\"color: #0c71c3;\">Situation fr\u00e9quente au retour le soir. Les situations les meilleures \u00e9tant \u00ab\u00a0pr\u00e9-frontales\u00a0\u00bb, il arrive souvent que l&rsquo;arriv\u00e9e le soir se fasse dans le front, qui profite du trou du lac Nahuel Huapi pour p\u00e9n\u00e9trer, le sommet de la couche \u00e9tant autour de 5.000 m. En montant vers 6.000-7.000\u00a0 m, et avec l&rsquo;aide (non officielle) des contr\u00f4leurs et de l&rsquo;\u00e9quipe \u00e0 la maison pour identifier les taches de lumi\u00e8re au sol, nous aurons toujours r\u00e9ussi \u00e0 trouver un trou comme celui-ci pour rentrer, contrairement aux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_post_nav _builder_version=\u00a0\u00bb3.15&Prime; prev_text=\u00a0\u00bbSuivant\u00a0\u00bb next_text=\u00a0\u00bbPr\u00e9c\u00e9dent \u00a0\u00bb in_same_term=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme je ne doute pas que le lecteur aura assimil\u00e9 les vingt-sept pages du chapitre 7 de mon livre, et de belles images valant mieux qu&rsquo;un long discours, les l\u00e9gendes des illustrations vont vous r\u00e9galer. 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