{"id":5777,"date":"2025-05-27T09:57:43","date_gmt":"2025-05-27T07:57:43","guid":{"rendered":"https:\/\/topfly-aero.com\/?p=5777"},"modified":"2025-05-27T15:55:42","modified_gmt":"2025-05-27T13:55:42","slug":"patagonie-2023-et-le-changement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/fr\/2025\/05\/27\/patagonie-2023-et-le-changement-climatique\/","title":{"rendered":"PATAGONIE 2023 ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbSection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>\u00a0LA CORDILL\u00c8RE DES ANDES SUBTROPICALE ET RED\u00c9COUVERTE DE CELLE CENTRALE, AUJOURD\u2019HUI IMPACT\u00c9E PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi retourner dans la cordill\u00e8re ?<\/strong><\/p>\n<p><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/0-PARCOURS.jpg\" width=\"1032\" height=\"888\" alt=\"\" class=\"wp-image-5780 alignnone size-full\" srcset=\"https:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/0-PARCOURS.jpg 1032w, https:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/0-PARCOURS-980x843.jpg 980w, https:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/0-PARCOURS-480x413.jpg 480w\" sizes=\"(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) and (max-width: 980px) 980px, (min-width: 981px) 1032px, 100vw\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p>Une exp\u00e9dition totalement atypique, sans aucune pr\u00e9tention comp\u00e9titive, en r\u00e9alit\u00e9 une \u00ab <em>Bonne Action<\/em> \u00bb en remerciement d\u2019un immense service rendu par un ami argentin lors de notre premi\u00e8re exp\u00e9dition en 2002 : j\u2019avais, \u00e0 cette \u00e9poque, un gros souci de colonne vert\u00e9brale et craignais de ne pouvoir supporter les 1.600 km en voiture avec la remorque (24 heures de route), Fernando le f\u00eet \u00e0 ma place et je pris l\u2019avion, et nous laissa sa voiture. Il vient d\u2019acqu\u00e9rir un Arcus M et comme il ne connaissait rien au vol d\u2019onde, je lui ai offert en remerciement deux mois de formation dans la Cordill\u00e8re des Andes. Les amis du club Albatros de San Andr\u00e9s de Giles (proche de Buenos Aires), ainsi que des v\u00e9livoles Chiliens, ont longuement insist\u00e9 pour commencer par l\u2019a\u00e9rodrome de San Jos\u00e9 de J\u00e1chal (latitude 30\u00b0 Sud, comme Agadir ou Le Caire c\u00f4t\u00e9 Nord), 280 km au Nord de l\u2019Aconcagua (32\u00b0 Sud, 6962 m), 150 km au nord de San Juan, ce dernier a\u00e9rodrome \u00e9tant le point le plus au nord atteint par un planeur, Klaus Ohlmann en novembre 2003, le jour de nos deux records du monde en parall\u00e8le. Les observations et les photographies ont en effet montr\u00e9 la pr\u00e9sence de nuages lenticulaires et de sauts de Bidone, que je pensais pouvoir \u00eatre corr\u00e9l\u00e9s avec les ph\u00e9nom\u00e8nes observ\u00e9s en 2019 lors de l\u2019exp\u00e9dition sur les volcans d\u2019Atacama (<em>Vol \u00e0 Voile N\u00b0201<\/em> mars 2020). Le mois de novembre aurait d\u00fb \u00eatre la bonne saison, pas encore trop chaud, en laissant le froid et la neige paralyser les planeurs plus au sud sur la piste de Zapala<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/1-NEIGE-ZAPALA-1.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb1 NEIGE ZAPALA\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbText\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e \u00e9tait donc de passer deux semaines \u00e0 d\u00e9couvrir la r\u00e9gion, puis de descendre en vol \u00e0 Chos Mallal (800 km au sud), la Mecque du vol d\u2019onde en Argentine (l\u2019\u00e9quivalent de notre Saint Auban), puis d\u2019aller passer le mois de d\u00e9cembre \u00e0 San Carlos de Bariloche retrouver la civilisation, les amis et tous les ressauts appris par c\u0153ur pendant plus de 20 ans. Soit trois exp\u00e9ditions en une. Du sport en perspective\u00a0!<\/p>\n<p>Lors de la pr\u00e9paration, nous d\u00e9couvrons que Chos Mallal est ferm\u00e9 pour r\u00e9fection de la piste et devrons malheureusement remplacer cette \u00e9tape par Zapala, 180 km au sud de Chos.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.23.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e \u00e9tait donc de passer deux semaines \u00e0 d\u00e9couvrir la r\u00e9gion, puis de descendre en vol \u00e0 Chos Mallal (800 km au sud), la Mecque du vol d\u2019onde en Argentine (l\u2019\u00e9quivalent de notre Saint Auban), puis d\u2019aller passer le mois de d\u00e9cembre \u00e0 San Carlos de Bariloche retrouver la civilisation, les amis et tous les ressauts appris par c\u0153ur pendant plus de 20 ans. Soit trois exp\u00e9ditions en une. Du sport en perspective\u00a0!<\/p>\n<p>Lors de la pr\u00e9paration, nous d\u00e9couvrons que Chos Mallal est ferm\u00e9 pour r\u00e9fection de la piste et devrons malheureusement remplacer cette \u00e9tape par Zapala, 180 km au sud de Chos.<\/p>\n<p>\u00a0<strong>\u00c9tapes cl\u00e9s de la pr\u00e9paration<\/strong><\/p>\n<p>l\u2019Arcus de Fernando, pilote exclusivement de plaine, avait besoin d\u2019une pr\u00e9paration sp\u00e9ciale pour les grands vols en onde, consistant en l\u2019installation d\u2019un transpondeur, installation de deux bouteilles d\u2019oxyg\u00e8ne avec deux EDS, s\u00e9curisation de l\u2019approvisionnement en oxyg\u00e8ne et dispositif de remplissage, prises \u00e9lectriques pour les v\u00eatements chauffants (dont nous n\u2019aurons jamais besoin), renforcement des batteries, configuration du calculateur LX9070, pr\u00e9paration de la base de donn\u00e9es (1094 points) des points d\u2019onde, des a\u00e9rodromes et des pistes de secours mises \u00e0 jour, des points IFR et de l\u2019espace a\u00e9rien, acquisition de v\u00eatements chauffants et surbottes. Et apprendre \u00e0 utiliser le Hawk, ce qui ne sera pas possible suite \u00e0 un bug du LX (vent indiqu\u00e9 en place arri\u00e8re entre 1000 et 2000 km\/h) et aucune aide de l\u2019importateur ni de Naviter. Apr\u00e8s coup, je ne vois pas ce que le Hawk aurait pu m\u2019apporter de plus car nous n\u2019avons jamais eu aucun doute sur la direction et la force du vent, +\/- 10 km\/h ne changent rien lorsque la celle-ci est de l\u2019ordre de 100 km\/h\u00a0!<\/p>\n<p>Le transpondeur (Garrecht VT01) fit le voyage depuis l\u2019Europe dans une valise, installation r\u00e9alis\u00e9e en local mais sans contr\u00f4le technique officiel ni configuration, ce qui m\u2019a valu deux jours au t\u00e9l\u00e9phone avec l\u2019Allemagne depuis J\u00e1chal. Je dois reconna\u00eetre que l\u2019assistance fournie par Garrecht a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s efficace.<\/p>\n<p>Aucune des bouteilles d\u2019oxyg\u00e8ne disponibles ne disposait de raccord ad hoc, et Fernando a pass\u00e9 deux matin\u00e9es dans son usine \u00e0 Buenos Aires pour dessiner et tourner les raccords indispensables. J\u2019avais command\u00e9 un flexible de transfert pour les bouteilles aux normes argentines, qui fit lui aussi le voyage dans la valise.<\/p>\n<p>Le plus difficile fut d\u2019obtenir les clairances au FL280 (8.500m) pour les deux mois. Nos amis du club Albatros ont d\u00fb batailler pendant des mois avec d\u2019anciens militaires recycl\u00e9s dans une nouvelle administration civile (EANA), qui n\u2019avaient aucune envie de prendre le moindre risque. Il nous a fallu sp\u00e9cifier exactement chaque zone de vol avec ses coordonn\u00e9es, la liste de tous les espaces a\u00e9riens concern\u00e9s, ainsi que les dates pr\u00e9cises de d\u00e9but et de fin de chaque s\u00e9jour. Les trois NOTAM (fig.2) seront publi\u00e9s une semaine avant le premier vol.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/2-Notams-2023.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb2 Notams 2023&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb3px|||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Quelques mois avant le lancement de l\u2019op\u00e9ration, Fernando d\u00e9couvre que l\u2019a\u00e9rodrome de J\u00e1chal n\u2019est plus homologu\u00e9 suite \u00e0 un retard administratif. Il obtient finalement une autorisation valable seulement six mois \u00e0 condition de ne pratiquer aucune activit\u00e9 commerciale ni d\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>Et pour ajouter un peu de suspense, le roulement de la roue avant droite de sa Hyundai Tucson annon\u00e7ait bruyamment sa mort prochaine, ce qui nous aurait paralys\u00e9 puisque dans ce pays en pleine crise \u00e9conomique avec 150 % d\u2019inflation, plus aucune pi\u00e8ce de rechange import\u00e9e n\u2019est disponible. Pierre-Alain, qui devait arriver \u00e0 J\u00e1chal une semaine apr\u00e8s nous, r\u00e9ussit \u00e0 trouver le rechange en Suisse et \u00e0 l\u2019amener dans sa valise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>San Jos\u00e9 de J\u00e1chal<\/strong><\/p>\n<p>Dix jours apr\u00e8s notre arriv\u00e9e \u00e0 Buenos Aires nous d\u00e9barquons donc \u00e0 J\u00e1chal, petit village (<em>pueblo<\/em>) typique des r\u00e9gions subtropicales d\u2019Am\u00e9rique du Sud, constitu\u00e9 essentiellement de petites maisons de plain-pied construites en <em>adobe<\/em>, briques de terre crue m\u00e9lang\u00e9e \u00e0 de la paille hach\u00e9e s\u00e9ch\u00e9e au soleil, assembl\u00e9es avec un mortier d\u2019argile. La plupart des maisons des villages du nord de l\u2019Argentine et du Chili sont construites avec cette technique, peu co\u00fbteuse. Village peupl\u00e9 d\u2019environ 11.000 habitants, totalement d\u00e9truit lors du tremblement de terre de 1944 (10.000 morts dans la province de San Juan), reconstruit puis fortement endommag\u00e9 lors des cinq s\u00e9ismes successifs de magnitude sup\u00e9rieure \u00e0 6 (Richter) jusqu\u2019au plus r\u00e9cent de 2021, dont les stigmates sont encore visibles (photo 3A).<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/3A-Maison-en-reconstruction-en-adobe-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb3A Maison en reconstruction en adobe\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Aucune industrie significative, un peu d\u2019agriculture gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019eau du Rio J\u00e1chal. Les gisements de chaux et d\u2019or voisines ainsi que la fabrique d\u2019explosifs apportent un minimum de richesse et ont port\u00e9 \u00e0 la construction d\u2019une piste asphalt\u00e9e de 1.400 m de longueur \u00e0 1.150 m d\u2019altitude, se terminant au bord du rio J\u00e1chal (largeur 500 m mais pas une goutte d\u2019eau visible \u00e0 cette \u00e9poque, photo 7).<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb4px|||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/7-JACHAL-CIEL-DECOLLAGE-1-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb7 JACHAL CIEL DECOLLAGE\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>L\u2019on entre directement \u00ab\u00a0en ville\u00a0\u00bb depuis l\u2019a\u00e9roclub, soit moins de 5 minutes en voiture. Nous logerons dans des bungalows (<em>caba\u00f1as<\/em>) (Photo 3) entour\u00e9s de caroubiers et de palmiers, en bordure du Rio J\u00e1chal, qui n\u2019existent que par la pr\u00e9sence de l\u2019eau de ce dernier distribu\u00e9e par un r\u00e9seau de canaux.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/3-Cabanas-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb3 Cabanas\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>H\u00e9bergement \u00ab\u00a0basique\u00a0\u00bb mais luxueux par rapport \u00e0 la moyenne de la population. Surprise\u00a0: il n\u2019y a aucune armoire dans les chambres (deux par <em>caba\u00f1a<\/em>), aucune table, les valises sont ouvertes par terre. Mais nous verrons pire \u00e0 Zapala\u00a0o\u00f9 de plus, la cuisine ne disposait d\u2019aucun \u00e9quipement ! Par chance la climatisation fonctionnait bien, il faisait souvent plus de 35\u00b0 \u00e0 l\u2019ombre et le soleil de midi (30\u00b0 Sud) est insupportable en direct.<\/p>\n<p>Incroyable mais vrai, il n\u2019existe aucun restaurant digne de ce nom dans le village, par contre la boucherie \u00e9tait bien achaland\u00e9e et les <em>asados<\/em> \u00e9taient faits maison par nos sp\u00e9cialistes argentins.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb min_height=\u00a0\u00bb134.8px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb min_height=\u00a0\u00bb55.8px\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p><strong>L\u2019A\u00e9roClub J\u00e1chal <br \/><\/strong><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/4-JACHAL-AERODROME.jpeg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb4 JACHAL AERODROME\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb min_height=\u00a0\u00bb2246.9px\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb-84px|||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Quelle ne fut pas ma surprise de d\u00e9couvrir dans ce coin perdu du bout du monde un magnifique Marianne ainsi qu\u2019un Cirrus standard, tous deux en bon \u00e9tat. L\u2019avion remorqueur est un Cessna 182 qui sert \u00e9galement aux vols promotionnels. Comme toujours en Argentine, et plus encore aujourd\u2019hui en p\u00e9riode de grande crise \u00e9conomique, nous sommes au royaume de la d\u00e9brouille, puisqu\u2019il n\u2019y a pas de budget et pas de devises. Je vais donc les aider \u00e0 installer l\u2019oxyg\u00e8ne dans le Marianne, en r\u00e9cup\u00e9rant une vieille bouteille et un EDS ramen\u00e9 des \u00c9tats-Unis dans la valise d\u2019un pilote de ligne. Ayant pris la pr\u00e9caution d\u2019emporter dans mes valises tous mes raccords et tuyauteries polyur\u00e9thane disponibles, l\u2019installation \u00e9tait op\u00e9rationnelle en quelques jours et le Marianne passait ses apr\u00e8s-midis au frais \u00e0 4000 \u2013 6000 m pour la plus grande joie des pilotes locaux, apr\u00e8s que je leur aie enseign\u00e9 o\u00f9 trouver l\u2019onde (rigoureusement bleue) et comment l\u2019exploiter. Malheureusement, comme il fallait faire 30 km en remorqu\u00e9 et monter \u00e0 2500 \u2013 3000 m, les clients se sont vite faits rares compte tenu du prix du Cessna 182. Avant de partir, je leur ai c\u00e9d\u00e9 tout mon mat\u00e9riel de rechange (EDS, d\u00e9tendeur et tuyauteries) afin d\u2019\u00e9quiper le Cirrus.<\/p>\n<p>Mais tout n\u2019allait pas pour le mieux dans ce monde difficile. Apr\u00e8s que l\u2019homme \u00e0 tout faire du club nous ait fait perdre quatre jours en nous faisant croire qu\u2019il y avait disponibilit\u00e9 d\u2019oxyg\u00e8ne \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de le bypasser totalement en prenant contact directement avec une entreprise sp\u00e9cialis\u00e9e \u00e0 San Juan (300 km aller et retour), soit une journ\u00e9e perdue. Encore heureux que l\u2019on nous ait autoris\u00e9 \u00e0 transporter les deux grandes bouteilles B50 dans notre voiture personnelle ! Oxyg\u00e8ne de soudure bien entendu, mais ce n\u2019\u00e9tait pas le moment de faire le difficile, et c\u2019est le standard de tous les v\u00e9livoles en Argentine depuis plus de 25 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019a\u00e9rologie, l\u2019orographie et la m\u00e9t\u00e9orologie<\/strong><\/p>\n<p>Avec une orientation exactement Nord-Sud de la cha\u00eene principale et des cha\u00eenes secondaires de la pr\u00e9cordill\u00e8re, les situations par flux de secteur Ouest (+\/- 30\u00b0) fonctionnaient tr\u00e8s bien et les pr\u00e9visions \u00ab standard \u00bb de SkySight \u00e9taient largement suffisantes pour le but de cette exp\u00e9dition, qui \u00e9tait exclusivement la d\u00e9couverte. Lors de notre premier vol, l\u2019observation du sol nous a imm\u00e9diatement mis en garde contre toute \u00e9ventualit\u00e9 d\u2019atterrissage hors a\u00e9rodrome (le mot \u00ab\u00a0<em>vache<\/em>\u00a0\u00bb n\u2019existe pas dans cette r\u00e9gion, sauf \u00e0 la boucherie), voir photos 5 et 6.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/6-Sol-zone-Est-Jachal-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb6 Sol zone Est Jachal\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/5-Sol-zone-Sud-Jachal-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb5 Sol zone Sud Jachal\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb custom_padding=\u00a0\u00bb0px|||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Dans les derniers jours, non volables pour cause de vent d\u2019Est, nous avons d\u00e9couvert deux pistes \u00ab red\u00e9collables \u00bb \u00e0 60 km de J\u00e1chal au pied de la cordill\u00e8re principale. Lors d\u2019une prochaine exp\u00e9dition, il conviendra de d\u00e9placer la base \u00e0 Guanizuil ou Pismanta. Le probl\u00e8me sera de trouver un logement acceptable, peut-\u00eatre \u00e0 Rodeo, si les surfistes n\u2019auront pas mobilis\u00e9 les maigres disponibilit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir perdu cinq jours \u00e0 r\u00e9soudre des probl\u00e8mes logistiques \u00e9l\u00e9mentaires qui n\u2019auraient jamais d\u00fb se pr\u00e9senter, nous d\u00e9collons et d\u00e9couvrons, comme je m\u2019en doutais (voir livre \u00ab Danse avec le Vent \u00bb page 98), que lorsque les montagnes sont tr\u00e8s hautes, dans le cas pr\u00e9sent environ 6000 m, les syst\u00e8mes ondulatoires ne sont exploitables qu\u2019\u00e0 partir d\u2019environ 3000 m (1000 \u00e0 2000 m AGL), car la masse d\u2019air d\u2019ouest passe au-dessus de celle de la plaine. De fait, nous d\u00e9collerons toujours avec une l\u00e9g\u00e8re brise de Sud, qui tourne ensuite \u00e0 l\u2019Est par effet thermique sur la pr\u00e9cordill\u00e8re, pour passer \u00e0 l\u2019Ouest de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la cr\u00eate de cette m\u00eame cha\u00eene, vers 2500 \u2013 3000 m.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La journ\u00e9e du 17 novembre 2023.<\/strong><\/p>\n<p>La pr\u00e9vision de SkySight (fig. 6A) \u00e9tait effectivement encourageante mais, d\u00e9bord\u00e9s par des questions logistiques, nous n\u2019arrivons \u00e0 l\u2019a\u00e9rodrome que vers 11 heures pour d\u00e9couvrir un ciel de r\u00eave, voir photo 6B.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/6A-SKYSIGHT-2023-11-17.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb6A SKYSIGHT 2023-11-17&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/6B-CIEL-MATIN-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb6B CIEL MATIN\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>La photo 7 illustre la situation au d\u00e9collage. Le gros lenticulaire est \u00e0 environ 40 km plein Ouest, c\u2019est le 4<sup>e<\/sup> ressaut de la pr\u00e9vision de SkySight. La cr\u00eate de la pr\u00e9-cordill\u00e8re est \u00e0 30 km, il faut alors passer par le centre de la gorge puis se jeter \u00e0 droite (Nord) au vent des cr\u00eates, qui ont toujours fonctionn\u00e9, soit en dynamique, soit en thermique, soit en sous ondulatoire. La transition entre le r\u00e9gime faible d\u2019Est de la masse d\u2019air de la plaine et celui sup\u00e9rieur d\u2019Ouest, est le si\u00e8ge de fortes turbulences qui ont conduit au largage intempestif du Marianne, lequel a n\u00e9anmoins r\u00e9ussi \u00e0 rejoindre la base.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/7-JACHAL-CIEL-DECOLLAGE-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb7 JACHAL CIEL DECOLLAGE\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Le lit du Rio J\u00e1chal fait plus de 500 m de largeur et t\u00e9moigne de l\u2019intensit\u00e9 des crues lors de la fonte des neiges dans la cordill\u00e8re, que l\u2019on aper\u00e7oit en arri\u00e8re-plan. Ces crues d\u00e9vastatrices sont aujourd\u2019hui r\u00e9gul\u00e9es par le barrage de la <em>Cuesta del Viento<\/em> (mis en service en 2000, puissance 10 MW) pr\u00e8s de Rodeo (sous le lenticulaire), situation similaire \u00e0 celle de la Durance avant la construction du barrage de Serre-Pon\u00e7on. Tout comme ce dernier lac, il s\u2019agit d\u2019une destination privil\u00e9gi\u00e9e pour les comp\u00e9titions de sports de glisse \u00e0 voile, qui a contribu\u00e9 au d\u00e9veloppement du village de Rodeo. Tout comme \u00e0 Serre-Pon\u00e7on, le r\u00e9gime de brise thermique montante (Est) domine au sol, alors que le vent d\u2019Ouest nous permet de partir en onde \u00e0 partir de 1000 &#8211; 2000 m AGL.<\/p>\n<p>La figure 8 montre la section Nord \u2013 Sud dans le secteur de la gorge du Rio J\u00e1chal. Ce passage est strat\u00e9gique non seulement pour partir vers l\u2019Ouest mais surtout pour rentrer au terrain, au km 30, en cas de difficult\u00e9, ce qui nous est arriv\u00e9 une fois.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/8-SECTION-N-S-RODEO.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb8 SECTION N-S RODEO\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>La figure 9 montre la section Est \u2013 Ouest au centre du plateau entre la cha\u00eene principale et la pr\u00e9-cordill\u00e8re et met en \u00e9vidence la forme typique en \u00ab tremplin \u00bb caract\u00e9ristique favorisant la formation d\u2019un formidable saut hydraulique (saut de Bidone), profil similaire \u00e0 celui de la <em>Owens Valley<\/em> et de la <em>Valle Agrio \u00e0 Loncopu\u00e9,<\/em> comme d\u00e9crit page 141 de mon livre. Avec toutefois cette diff\u00e9rence que la distance entre le dernier relief et le bas du tremplin (lettre A du sch\u00e9ma 7.4.0.c page 141) est de l\u2019ordre de 65 km contre les 20 \u00e0 30 km de ces deux r\u00e9f\u00e9rences. Ce qui signifie donc qu\u2019il devrait y avoir un saut et plusieurs ressauts au vent, plus puissants. Le lenticulaire de ce dernier est positionn\u00e9 pr\u00e8s du pied du tremplin (Rodeo), \u00e0 une altitude de 8000 \u2013 9000 m, celui plus au vent \u00e9tant beaucoup plus haut (12 000 \u2013 14\u00a0000 m), plus proche de la cha\u00eene principale (probablement le 3<sup>\u00e8me<\/sup> ressaut).<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/9-SECTION-W-E-RODEO.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb9 SECTION W-E RODEO\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Ceci est encore plus clairement visible sur la photo 10 prise \u00e0 8000 m \u00e0 la verticale du lac au pied du tremplin, qui montre le bord d\u2019attaque du plus gros des deux nuages lenticulaires, ainsi qu\u2019une partie du bord de fuite du lenticulaire situ\u00e9 environ 30 km \u00e0 l\u2019Ouest, beaucoup plus haut, inaccessible pour nous \u00e0 la fois pour manque d\u2019oxyg\u00e8ne (l\u2019EDS ne garantit plus le d\u00e9bit suffisant au-del\u00e0 de 6000 m), pour givrage total de la verri\u00e8re \u00e0 cette altitude (-30\u00b0C) et <em>in fine<\/em> pour cause de clairance.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb custom_margin=\u00a0\u00bb-64px|||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/10-LENTI-1306-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb10 LENTI 1306&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>La photo 11 montre l\u2019aspect du ciel en regardant vers le Nord \u00e0 7500 m \u00e0 la verticale de la pr\u00e9-cordill\u00e8re. Le lenticulaire pr\u00e9c\u00e9dent est au milieu de la photo pr\u00e8s du lac ; on observe d\u2019autres ressauts en amont \u00e0 une distance de 15 \u2013 20 km, ainsi qu\u2019un lenticulaire beaucoup plus haut et apparemment beaucoup plus proche de la cha\u00eene principale, dont les sommets d\u00e9passent 6000 m.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/11-ONDE-1409-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb11 ONDE 1409&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>On observe la ville de J\u00e1chal \u00e0 droite de l\u2019image, dans la tache de soleil. Le vent \u00e0 cette attitude est du secteur Ouest entre 50 km\/h en bas et 100 km\/h en haut, pointes \u00e0 130 km\/h \u00e0 8700 m sous le vent, vers Jachal village. Ne pouvant pas monter plus haut (oxyg\u00e8ne et clairance) et l\u2019absence de visibilit\u00e9 vers l\u2019avant ne me permettant pas d\u2019envisager un circuit vers le sud, je pris donc la d\u00e9cision de rentrer afin de laisser la place \u00e0 un autre pilote, une si belle situation risquant de ne pas se repr\u00e9senter de sit\u00f4t.<\/p>\n<p>Fernando et Jean-Pierre auront la d\u00e9sagr\u00e9able surprise de devoir n\u00e9gocier l\u2019atterrissage avec 60 \u2013 70 km\/h de vent d\u2019Ouest, donc plein travers, option impossible sans casser pour un pilote non entra\u00een\u00e9. Ce vent appel\u00e9 \u00ab <em>Zonda<\/em> \u00bb, est un peu l\u2019\u00e9quivalent de notre F\u00f6hn mais beaucoup plus violent et turbulent car canalis\u00e9 par les \u00e9troites vall\u00e9es. Le service m\u00e9t\u00e9orologique local avait toutefois pr\u00e9vu la fin de cet \u00e9pisode pour la tomb\u00e9e de la nuit, nos amis se sont donc mis en attente sur une pente voisine en attendant la fin du jour, et tout s\u2019est bien pass\u00e9 avec seulement 25 km\/h de vent traversier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ciel du jour suivant est du bleu le plus pur, avec quelques petites taches blanches, que je ne suis pas en mesure d\u2019identifier comme \u00e9tant du thermique ou du rotor, ou peut-\u00eatre les deux. Fernando volera avec un de ses camarades du club de Buenos Aires et n\u2019accrochera pas (c\u2019\u00e9tait son premier vol <em>solo<\/em> en onde). Je suis invit\u00e9 \u00e0 voler en Marianne et nous passerons l\u2019apr\u00e8s-midi au frais dans des ondulettes jusqu\u2019\u00e0 5800 m. Ce vol, apparemment facile, d\u00e9clenchera au sein du club la fi\u00e8vre du vol d\u2019onde et la d\u00e9cision d\u2019\u00e9quiper \u00e9galement le Cirrus en oxyg\u00e8ne. Et comme toujours en Argentine, la f\u00eate se termine dans le hangar autour d\u2019un \u00ab <em>asado<\/em> \u00bb bien arros\u00e9.<\/p>\n<p>Pas de pr\u00e9vision de vent d\u2019Ouest pour les jours suivants ce qui nous incite \u00e0 effectuer une reconnaissance \u00e0 pied des deux pistes red\u00e9collables dont nous avons entendu parler mais que personne n\u2019a jamais vues, Pismanta et Guanizuil. Elles sont effectivement \u00ab atterrissables<\/p>\n<p>\u00bb en l\u2019\u00e9tat, mais auraient besoin du passage d\u2019une lame pour red\u00e9coller en s\u00e9curit\u00e9, surtout pour l\u2019avion remorqueur. \u00c0 prendre en compte pour un \u00e9ventuel futur stage. La proximit\u00e9 avec le village de Rodeo permettrait d\u2019\u00e9viter d\u2019emprunter chaque soir la route des gorges du Rio J\u00e1chal, qui s\u2019apparente plus au \u00ab <em>salaire de la peur <\/em>\u00bb qu\u2019\u00e0 une promenade touristique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Donc fin de l\u2019exp\u00e9dition \u00ab J\u00e1chal \u00bb et c\u2019est tr\u00e8s bien ainsi, nous n\u2019aurions rien pu faire de mieux avec l\u2019\u00e9quipement et la logistique dont nous disposions. Que dire aux g\u00e9n\u00e9rations futures ?<\/p>\n<ul>\n<li>Trouver un accord avec le fournisseur d\u2019oxyg\u00e8ne \u00ab\u00a0<em>La Platense\u00a0<\/em>\u00bb \u00e0 San Juan pour qu\u2019il fasse livrer sur place un certain nombre de bouteilles B50 et vienne les reprendre \u00e0 la fin du stage ;<\/li>\n<li>Doubler (par s\u00e9curit\u00e9) le syst\u00e8me de distribution d\u2019oxyg\u00e8ne \u00e0 bord, rechercher un syst\u00e8me garantissant le d\u00e9bit n\u00e9cessaire \u00e0 plus de 8000 m (probablement pressuris\u00e9).<\/li>\n<li>\u00c9quiper les planeurs avec une double verri\u00e8re. Cette technique est maintenant bien rod\u00e9e, elle est commune aux USA. J\u2019avais tout pr\u00e9par\u00e9 pour mon Nimbus mais ne l\u2019ai pas install\u00e9e pour cause d\u2019arr\u00eat des grands vols.<\/li>\n<li>Cr\u00e9er une base de donn\u00e9es des zones atterrissables. Lors de son voyage en voiture depuis Santiago, Jean-Pierre a not\u00e9 toutes les zones atterrissables proches de la route, essentiellement des lacs sal\u00e9s s\u00e9ch\u00e9s faciles \u00e0 poser. Le Nord est inconnu, cela pourrait \u00eatre une bonne occasion pour le propri\u00e9taire de l\u2019ULM pendulaire de partir quelques jours en reconnaissance.<\/li>\n<li>Trouver un accord avec le propri\u00e9taire de l\u2019Estancia Guanizuil pour l\u2019utilisation de sa piste (accord verbal de principe d\u00e9j\u00e0 obtenu) apr\u00e8s un petit surfa\u00e7age.<\/li>\n<li>V\u00e9rifier toute la logistique et les \u00e9quipements avant de partir, car malgr\u00e9 l\u2019extr\u00eame bonne volont\u00e9 des techniciens locaux, la disponibilit\u00e9 locale de mat\u00e9riel import\u00e9 est pratiquement nulle.<\/li>\n<li>Pour ceux qui viendront avec un planeur \u00ab\u00a0monoroue\u00a0\u00bb, s\u2019entra\u00eener \u00e0 atterrir avec 50 km\/h de vent plein travers. Technique mise au point il y a plus de 20 ans \u00e0 Esquel et qui fonctionne. Voir mes rapports.<\/li>\n<li>Pour ceux qui viendront avec un a\u00e9ronef \u00e0 deux roues (par ex. un Stemme), toujours d\u00e9coller avec suffisamment de carburant pour rejoindre un a\u00e9rodrome ayant une piste bien orient\u00e9e, par ex. San Juan, 150 km au sud.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La <em>Ruta 40 <\/em>de J\u00e1chal \u00e0 Zapala en passant par Malarg\u00fce<\/strong><\/p>\n<p>Une premi\u00e8re \u00e9tape de 700 km, soit environ dix heures, sur la mythique <em>Ruta 40<\/em>, aujourd\u2019hui totalement asphalt\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 Malarg\u00fce. RAS sinon que la compagne de Fernando tombe dans un escalier et se voit diagnostiquer une rupture de la coiffe des rotateurs. Donc l\u2019\u00e9paule droite immobilis\u00e9e pendant le reste du s\u00e9jour, plus aucune aide de sa part.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour la deuxi\u00e8me \u00e9tape Malarg\u00fce \u2013 Zapala, Fernando d\u00e9cide d\u2019\u00e9conomiser 200 km en passant par la piste directe et non pas par la nouvelle route 40 asphalt\u00e9e passant par Neuquen. Ne connaissant pas la r\u00e9gion, ni Jean-Pierre ni moi ne nous permettons de commenter. En r\u00e9alit\u00e9, Fernando a risqu\u00e9 de perdre son planeur et sa remorque car nous allons vivre un enfer de 200 km d\u2019une piste infernale d\u00e9truite par les camions travaillant dans les innombrables chantiers en vue de sa r\u00e9fection ainsi que la desserte des mines locales. Fernando avait aussi oubli\u00e9 que le roulement avant droit de la Tucson pouvait casser d\u2019une minute \u00e0 l\u2019autre et le fait d\u2019avoir le rechange dans la poche n\u2019aurait rien r\u00e9solu puisque le premier garage \u00e9tait \u00e0 300 km. S\u2019il avait crev\u00e9 deux fois, m\u00eame sc\u00e9nario, c\u2019\u00e9tait plusieurs jours sur place en attendant la d\u00e9panneuse, en esp\u00e9rant qu\u2019une voiture passe avant la nuit car il n\u2019y avait \u00e9videmment aucun relais t\u00e9l\u00e9phonique sur 200 km, juste un t\u00e9l\u00e9phone filaire \u00e0 la <em>Posada<\/em> de Barrancas, situ\u00e9e \u00e0 mi-chemin. Bien \u00e9videmment aucune signal\u00e9tique lors des croisements de pistes, j\u2019ai d\u00fb sortir mon GPS Oudie pour choisir la route (photo 12).<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/12-ARRET-GPS-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb12 ARRET GPS\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Nous arrivons finalement indemnes \u00e0 Chos Mallal, juste pour v\u00e9rifier que la piste n\u2019existe plus, mais les ouvriers nous promettent qu\u2019elle sera pr\u00eate pour la saison prochaine. Les dommages au planeur sont minimes et ne nous emp\u00eacheront pas de voler.<\/p>\n<p>Avant d\u2019arriver \u00e0 Zapala, nous perdrons une demi-heure pour identifier \u00e0 pied la piste de secours de Las Lajas, confirm\u00e9e comme red\u00e9collable.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019h\u00e9bergement \u00e0 Zapala<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Derni\u00e8re surprise avant d\u2019aller prendre un repos bien m\u00e9rit\u00e9 : les <em>caba\u00f1as<\/em> que Fernando avait choisi avec fiert\u00e9 parce que propri\u00e9t\u00e9 de descendants du fran\u00e7ais Jacques de Larminat<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><span>[1]<\/span><\/a> (1889-1970) \u00e9taient un d\u00e9sastre, aucune armoire, juste une table et deux chaises, aucun \u00e9quipement dans la cuisine, pas d\u2019eau au premier \u00e9tage. Le tout au milieu d\u2019un chantier de construction avec des chiens hurlant toute la nuit. D\u00e9cision prise de quitter d\u00e8s le lendemain matin, mais sans solution de secours imm\u00e9diate. Aucun probl\u00e8me avec la patronne Suzana, petite fille de Jacques, qui s\u2019exprime dans un fran\u00e7ais parfait. Dommage que sa fille Aylen, sympathique g\u00e9rante des appartements, ne ma\u00eetrise pas un mot de la langue de Moli\u00e8re.<\/p>\n<p>Seule consolation : le ciel est comme je l\u2019attendais, voir photo 13. Pure illusion, les quatre jours suivants seront sans un souffle de vent, du jamais vu \u00e0 Zapala en novembre. La faute au changement climatique ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><span>[1]<\/span><\/a> http:\/\/www.larminat.fr\/larminat\/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=79&amp;Itemid=182<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/13-LENTI-CATAN-LIL-scaled.jpg\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb13 LENTI CATAN LIL\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Nous sommes donc \u00e0 la rue pour deux semaines. Les tentatives de Fernando pour trouver une solution avec les trois autres pilotes pr\u00e9sents sur l\u2019a\u00e9rodrome sont infructueuses, tout est complet. Nous trouvons finalement trois appartements mais pour une nuit seulement, donc autre d\u00e9m\u00e9nagement en vue. Le lendemain matin, apr\u00e8s de longues n\u00e9gociations avec le propri\u00e9taire, il semblerait que nous puissions rester \u00e0 condition de changer d\u2019appartement tous les jours pendant une semaine. L\u2019enfer. Par chance les cuisines sont bien \u00e9quip\u00e9es, ce qui compense la mauvaise qualit\u00e9 de la restauration locale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me de la disponibilit\u00e9 de bouteilles d\u2019oxyg\u00e8ne se pose \u00e0 nouveau. Aucune collaboration au niveau du g\u00e9rant de l\u2019a\u00e9rodrome, pas mieux avec les pilotes sur place ; il aura fallu une intervention du bureau r\u00e9gional d\u2019Air Liquide pour que leur distributeur local accepte de nous louer une bouteille en tra\u00eenant des quatre fers. Finalement, au cinqui\u00e8me jour, le planeur est pr\u00eat et les conditions sont l\u00e0.\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Zapala (<\/strong>photo 17)<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/17-ZAPALA-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb17 ZAPALA\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Cette petite ville de 32.000 \u00e2mes en plein milieu du d\u00e9sert \u00e0 1000 m d\u2019altitude, est n\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque des chemins de fer, qui ont aujourd\u2019hui totalement disparu. C\u2019\u00e9tait le centre du r\u00e9seau r\u00e9gional entre la Cordill\u00e8re et l\u2019Atlantique, o\u00f9 l\u2019on y effectuait la maintenance du mat\u00e9riel. C\u2019\u00e9tait aussi une position militaire strat\u00e9gique situ\u00e9e \u00e0 une centaine de kilom\u00e8tres de la fronti\u00e8re chilienne, avec laquelle l\u2019Argentine a \u00e9t\u00e9 en guerre latente pendant pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle. La tradition veut que l\u2019on y envoie les recrues les plus r\u00e9calcitrantes afin de les mettre au pas. Elle ne pr\u00e9sente aucun int\u00e9r\u00eat particulier, et bien qu\u2019accompagn\u00e9s par deux locaux, nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 un seul restaurant poss\u00e9dant une <em>parilla<\/em> digne de ce nom, donc pas de steak. Le comble pour l\u2019Argentine ! Malgr\u00e9 cela, le prix des repas, 8 \u20ac en moyenne, est le double de celui de J\u00e1chal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019a\u00e9rodrome<\/strong><\/p>\n<p>Est situ\u00e9 \u00e0 9 km au sud-ouest de la ville toujours sur la c\u00e9l\u00e8bre <em>Ruta 40<\/em>. L\u2019acc\u00e8s est aujourd\u2019hui verrouill\u00e9 par deux portails, l\u2019un pr\u00e8s de la route nationale et l\u2019autre \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du parking des a\u00e9ronefs. On ne peut donc plus p\u00e9n\u00e9trer librement et il faut chaque jour n\u00e9gocier les heures d\u2019entr\u00e9e et de sortie avec le gardien. Bien qu\u2019il n\u2019y ait aucun trafic autre qu\u2019un avion du club et quelques planeurs en saison, l\u2019a\u00e9rogare est parfaitement entretenue. Situation kafka\u00efenne mais compatible avec le syst\u00e8me politique \u00ab\u00a0populiste\u00a0\u00bb qui consiste \u00e0 donner de l\u2019argent \u00e0 tout le monde m\u00eame s\u2019ils ne produisent rien, pourvu qu\u2019ils votent \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb. Situation qui changera drastiquement en d\u00e9cembre 2023 avec l\u2019\u00e9lection du nouveau pr\u00e9sident libertarien, \u00e9lu sur le principe de \u00ab <em>couper les subventions \u00e0 la tron\u00e7onneuse \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Aucun abri pour les planeurs, aucun atelier, il faut pleurer pour acc\u00e9der aux toilettes. Contrairement \u00e0 J\u00e1chal, la large piste asphalt\u00e9e est orient\u00e9e dans le sens du vent dominant. Le parking est par contre orient\u00e9 \u00e0 90\u00b0, ce qui nous procure un peu d\u2019inqui\u00e9tude mais nous n\u2019aurons jamais de vent fort pendant la semaine du s\u00e9jour.<\/p>\n<p>Le point tr\u00e8s positif de cet a\u00e9rodrome est qu\u2019il est praticable par tout pilote m\u00eame d\u00e9butant, m\u00eame sans aucune connaissance du vol en montagne, n\u2019importe qui peut r\u00e9aliser son badge FAI de 1000 km en onde ou m\u00eame 1500 km OLC. Il n\u2019y a aucun espace a\u00e9rien contraignant \u00e0 moins de 100 km au sud et 340 km au nord. Et de plus il ne pleut presque jamais. C\u2019est pour cette raison que Klaus Ohlmann en avait fait sa base pour une exploitation commerciale en louant ses planeurs \u00e0 des inconnus.<\/p>\n<p>L\u2019a\u00e9roclub local ne poss\u00e8de qu\u2019un avion et le hangar qui va avec. Il faut donc venir soit avec son avion remorqueur soit avec des planeurs \u00e0 d\u00e9collage autonome, ce qui \u00e9tait le cas cette ann\u00e9e avec deux biplaces et un monoplace. Essentiellement parce que l\u2019a\u00e9rodrome de Chos Mallal \u00e9tait ferm\u00e9 pour r\u00e9novation. Plus aucun europ\u00e9en n\u2019organise de stages dans ce beau pays, min\u00e9 par la corruption et l\u2019ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019activit\u00e9 v\u00e9livole.<\/strong><\/p>\n<p>Les cinq premiers jours sont totalement sans vent. On en profite pour bricoler et changer d\u2019appartement. Le 28 novembre devrait \u00eatre int\u00e9ressant, l\u2019image du jet-stream (fig. 14) est largement suffisante pour comprendre que \u00ab <em>\u00e7a va ronfler \u00bb<\/em>, pas besoin de demander \u00e0 SkySight.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/14-JETSTREAM-200-hPa-prevu-28-nov.png\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb14 JETSTREAM 200 hPa pr\u00e9vu 28 nov\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Fernando n\u2019ayant jamais accroch\u00e9 l\u2019onde en plaine, je vais donc l\u2019entrainer, \u00e0 prendre le 3<sup>\u00e8me<\/sup> ressaut sur l\u2019a\u00e9rodrome avec mont\u00e9e au moteur au niveau des fractos, puis gagner suffisamment d\u2019altitude, mais pas plus, pour aller chercher le ressaut pr\u00e9c\u00e9dent, bien meilleur.\u00a0 Soit 21 minutes de moteur jusqu\u2019\u00e0 1800 m AGL, puis 4500 MSL en rotor puis 6700 m et d\u00e9part vers le Nord dans le premier ressaut. Je fais un d\u00e9tour pour lui montrer l\u2019a\u00e9rodrome de Loncopu\u00e9, position strat\u00e9gique. Mais aucun des ressauts classiques ne fonctionne car le vent est tr\u00e8s nord, 310-320\u00b0. Il d\u00e9couvre ensuite la piste de secours du lac Caviahu\u00e9, o\u00f9 je m\u2019\u00e9tais pos\u00e9 en 2001 en Piper PA28, une journ\u00e9e sans vent. Les rotors sont bien marqu\u00e9s et confirment le vent fortement nord-ouest ce qui permet \u00e0 Fernando de s\u2019entra\u00eener \u00e0 faire des huit au-dessus de ces <em>chorizos<\/em>, photo 15.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/15-CAVIAHUE-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb15 CAVIAHUE\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>La vall\u00e9e de la <em>Cordillera del Viento<\/em> est recouverte d\u2019un nuage plat bizarre qui ne pr\u00e9sage rien de bon mais par contre un splendide pseudo lenticulaire de saut de Bidone s\u2019est form\u00e9 devant nous sur 60 km de long au-del\u00e0 de Cholar. Photo 16.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/16-BIDONE-CHOLAR.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb16 BIDONE CHOLAR\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Occasion inesp\u00e9r\u00e9e pour expliquer \u00e0 Fernando comment reconna\u00eetre ce nuage parmi tous les autres et comment l\u2019exploiter : bord d\u2019attaque frang\u00e9, bord de fuite ind\u00e9fini, nuage pas n\u00e9cessairement \u00e9pais contrairement \u00e0 ceux rencontr\u00e9s \u00e0 J\u00e1chal. Ascendance pouvant ne pas \u00eatre forte mais int\u00e9ressante car continue, lui permettant de se promener autour de 6000 m pendant 45 minutes \u00e0 200 km\/h de moyenne. Retour vers Zapala pour jouer avec un splendide lenticulaire classique devant Las Lajas (observ\u00e9 \u00e0 pied quelques jours plus t\u00f4t), recherche (vaine) des pistes de secours de Llamuco et Los Menucos et retour au bercail. Atterrissage avec 30 kt de vent dans l\u2019axe, c\u2019est moins stressant qu\u2019\u00e0 J\u00e1chal\u00a0! En cinq heures d\u2019instruction \u00e0 haute intensit\u00e9, Fernando aura vu toutes les facettes du vol en onde, sauf le vol en montagne. Je garde le meilleur pour la fin, \u00e0 Bariloche\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le lendemain, repos pour moi et Pierre-Alain fera travailler Fernando en exploitation pendant trois heures des 3<sup>\u00e8me<\/sup>, 2<sup>\u00e8me<\/sup> et 1<sup>er<\/sup> ressauts de la cha\u00eene de Catan Lil, toujours sur la plaine. Photo 18.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/18-Ciel-le-29.11-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb18 Ciel le 29.11&Prime; hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/19-TIRANT-DU-STATOR.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb19 TIRANT DU STATOR\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Lors de la visite post vol, Fernando d\u00e9couvre une pi\u00e8ce dans le compartiment moteur (photo 19) qui ne pr\u00e9sage rien de bon.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb][et_pb_column _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Il s\u2019agit de l\u2019un des deux tirants qui maintiennent le corps du stator du d\u00e9marreur. Je sais changer le d\u00e9marreur mais cette op\u00e9ration est impossible sur le tarmac, sous le soleil, en plein vent et sans aucun outillage. Schempp Hirth nous propose une m\u00e9thode qui ne n\u00e9cessite pas la d\u00e9pose du pyl\u00f4ne, mais c\u2019est une op\u00e9ration d\u00e9licate \u00e0 ne r\u00e9aliser qu\u2019en atelier par un expert. D\u2019o\u00f9 d\u00e9cision imm\u00e9diate de rentrer \u00e0 Bariloche le plus t\u00f4t possible, c\u2019est-\u00e0-dire le surlendemain, en profitant d\u2019une fen\u00eatre m\u00e9t\u00e9orologique favorable. Si le d\u00e9marreur ne casse pas \u00e0 la mise en route, c\u2019est gagn\u00e9. Si le d\u00e9marreur casse, on d\u00e9monte et on rentre par la route et d\u00e9collerons ensuite de Bariloche en remorqu\u00e9 pendant que le m\u00e9cano r\u00e9parera. Rendez-vous est pris avec notre m\u00e9canicien, nous refaisons les valises pour la quatri\u00e8me fois en sept jours, trop heureux de quitter l\u2019enfer de Zapala pour retrouver la civilisation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce vendredi 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre, mise en route r\u00e9ussie et j\u2019accompagne Fernando en vol \u00e0 Bariloche pendant que Pierre-Alain se charge de la remorque, en convoi avec nos \u00e9pouses en voiture de location, en esp\u00e9rant que le roulement de la Hyundai Tucson arrive entier \u00e0 destination, o\u00f9 un autre m\u00e9canicien nous attend.<\/p>\n<p>Le vol est assez banal jusqu\u2019au travers de Chapelco puis tout se complique, le vent est tr\u00e8s Nord, tr\u00e8s humide, les alignements de rotor sont perpendiculaires \u00e0 la route et le ciel se bouche 8\/8 au km 70 de Bariloche, pointes de vent \u00e0 130 km\/h du 293\u00b0. Situation connue, il suffit de rester haut et passer au-dessus de la couche puisque la tour annonce un trou de soleil sur le lac. Nous devrons poursuivre au-del\u00e0 de l\u2019axe de la piste de l\u2019a\u00e9roport international avant d\u2019avoir le contact visuel avec le lac, la sympathique contr\u00f4leuse est comme d\u2019habitude collaborative et c\u2019est avec le plus grand plaisir que nous posons la roue sur notre piste f\u00e9tiche de Lago Nahuel Huapi.<\/p>\n<p>Sage d\u00e9cision que celle de voler le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre car nous devrons attendre huit jours pour voir le premier souffle de vent. Chose inimaginable il y a 10 ans\u00a0! Nous avons donc tout le temps pour approvisionner l\u2019oxyg\u00e8ne, faire remplacer le roulement de la Tucson, faire r\u00e9parer le starter par le m\u00e9canicien du club et se mettre \u00e0 table devant les magnifiques steaks du <em>Boliche de Alberto<\/em> et du <em>Boliche Viejo<\/em>. Les logements sont bons, nous logeons chez des amis et Fernando chez son fr\u00e8re, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf qu\u2019il n\u2019y a pas de vent, mais ce n\u2019est pas grave, nous somme en vacances ! Le prix des repas a encore doubl\u00e9 par rapport \u00e0 Zapala c\u2019est maintenant 15 \u20ac standard (mais 35 \u20ac au 5 \u00e9toiles de Llao Llao) contre 8 \u20ac \u00e0 Zapala et 4 \u20ac \u00e0 J\u00e1chal. Mais nous sommes dans un autre monde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le samedi 9 d\u00e9cembre me semble bonne journ\u00e9e, m\u00eame si SkySight ne pr\u00e9voit rien de bon. Le jet-stream n\u2019est pas loin, il devrait donner quelque chose. Plan de vol pour le sud mais, pris par l\u2019euphorie d\u2019avoir retrouv\u00e9 la civilisation, Fernando a oubli\u00e9 de couper le contact g\u00e9n\u00e9ral, et donc batterie \u00e0 plat. C\u00e2ble, moteur de la voiture tournant pendant une heure, tentative vaine de d\u00e9caler d\u2019une heure le plan de vol par t\u00e9l\u00e9phone. Je dois aller \u00e0 l\u2019a\u00e9rodrome international en voiture pour d\u00e9poser un nouveau plan de vol \u00ab\u00a0papier\u00a0\u00bb pour Esquel, 200 km au sud. Ce pays ne dispose pas d\u2019acc\u00e8s public au syst\u00e8me informatis\u00e9. L\u2019obscurantisme de la bureaucratie Argentine nous donne une toute petite id\u00e9e de l\u2019infini. Les argentins disent \u00ab<em>La m\u00e1quina para no hacer no se pare nunca<\/em>.\u00bb La machine \u00e0 ne pas faire ne s\u2019arr\u00eate jamais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, nous d\u00e9collerons \u00e0 16 heures pour aller chatouiller l\u2019onde au sud de la ville sous le vent de la Sierra Ventana avec 50 km\/h de vent du 230\u00b0, excellent exercice typique de l\u2019onde de montagne. Les ondes sont faibles mais existent et Fernando apprend \u00e0 cheminer dans le bleu au pied de la montagne en travaillant le netto et la position par rapport \u00e0 la ligne de cr\u00eate, sans jamais d\u00e9passer 4000 m (le sol est au moins \u00e0 1000 m AMSL). Le vent tourne au S-SW pour 70 km\/h \u00e0 partir de El Maiten avec moult nuages, il faut donc changer de strat\u00e9gie en passant c\u00f4t\u00e9 ouest du Cordon de Esquel, qui nous gratifie d\u2019un monstrueux saut de Bidone (photo 20), lequel propulse Fernando au septi\u00e8me ciel \u00e0 7500 m.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/20-BIDONE-ESQUEL-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb20 BIDONE ESQUEL\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce aux nouveaux relais radio, la communication avec les contr\u00f4les de Comodoro Rivadavia et Buenos Aires Ezeiza est excellente et le NOTAM est appliqu\u00e9 sans discussion. Le retour est un long fleuve tranquille au milieu de splendides lenticulaires, il faudra moins d\u2019une heure pour parcourir les 200 km du retour, vent \u00be arri\u00e8re du 230-240\u00b0 pour 90-100 km\/h.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous avons apparemment mang\u00e9 notre pain blanc puisque les quatre prochains jours nous promettent l\u2019abstinence. Ce qui n\u2019est pas pour d\u00e9plaire aux touristes qui ont compl\u00e8tement satur\u00e9 la microscopique plage le long du lac Guti\u00e9rrez (photo 21), \u00e0 quelques minutes du centre-ville.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/21-LAC-GUTIERREZ-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb21 LAC GUTIERREZ\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb][et_pb_column _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me vol en onde de montagne de Fernando, ce 14 d\u00e9cembre, est typique des journ\u00e9es mixtes avec thermiques, cumulus et petites ondes au-dessus. Ce sera 1h30 de bataille entre la pente du lac Guti\u00e9rrez et le petit ressaut du Cerro Catedral, entre 2500 et 3000 m\u00e8tres pour finalement passer au-dessus des nuages, o\u00f9 le vent passe de 50 km\/h sur la pente \u00e0 100 \u2013 120 km\/h au FL195\u00a0; Fernando n\u2019a pas de probl\u00e8me pour suivre les alignements des rotors jusqu\u2019\u00e0 Esquel o\u00f9 nous d\u00e9cidons de rentrer car le vent passe maintenant \u00e0 120 \u2013 130 km\/h du 300\u00b0, donc presque de face. Les nuages dans la cordill\u00e8re sont ind\u00e9chiffrables et \u00e0 la grande surprise de Fernando, je d\u00e9cide de me jeter dans le grand bleu sur la pampa. C\u2019est impressionnant mais \u00e7a marche ! Le retour est tr\u00e8s lent, il nous faut deux heures pour parcourir ces 200 km en cheminant au netto sans jamais nous arr\u00eater, McCready cal\u00e9 \u00e0 2,5 uniquement pour compenser les 120 km\/h de vent de face, donnant une finesse sol de l\u2019ordre de 13. Je con\u00e7ois que cela puisse \u00eatre stressant pour quelqu\u2019un qui, comme lui, pilote de plaine, vit cette aventure pour la premi\u00e8re fois\u00a0; il est maintenant convaincu de l\u2019efficacit\u00e9 de mon tableau de calcul du \u00ab<em>McCready \u00e9quivalent<\/em> \u00bb (par. 9.8 de mon livre).<\/p>\n<p>Ce sera notre deuxi\u00e8me et dernier vol \u00e0 Bariloche en onde digne de ce nom.<\/p>\n<p>Le lendemain est encore tr\u00e8s vent\u00e9, on nous promet 130 \u2013 140 km\/h de vent du 320\u00b0 avec des ondes faibles, car le vent est presque parall\u00e8le \u00e0 la cha\u00eene. Le tout dans le plus beau bleu sans aucun nuage d\u2019aucune sorte, quelle tristesse ! Une onde incertaine au volcan Chapelco plafonne \u00e0 5000 m, il n\u2019y a aucun plaisir et d\u00e9cidons de rentrer, le retour avec un tel vent arri\u00e8re est une promenade de sant\u00e9.<\/p>\n<p>En l\u2019absence de la moindre esp\u00e9rance de vent jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, nous d\u00e9cidons de cl\u00f4turer l\u2019aventure et Fernando rentrera \u00e0 Buenos Aires pour passer No\u00ebl en famille. Mon avion pour Santiago \u00e9tant r\u00e9serv\u00e9 pour le 28, nous ferons ce tourisme que j\u2019ai zapp\u00e9 pendant 20 ans (photo 22 et 23). Les jours suivants verront les plages satur\u00e9es, une temp\u00e9rature au sol autour de 30\u00b0 C sous un ciel d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment bleu. Sale temps pour les v\u00e9livoles. Heureusement, il me reste le souvenir d\u2019un record du monde en triangle FAI de 1600 km le jour de No\u00ebl 2010. Ce sera le dernier pour tout le monde.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/22-CERRO-CAMPANARIO-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb22 CERRO CAMPANARIO\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/23-CERRO-CATEDRAL-scaled.jpg\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bb23 CERRO CATEDRAL\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.4&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]<\/p>\n<p><strong>Et maintenant ?<\/strong><\/p>\n<p>Trois jours d\u2019onde dans le mois de d\u00e9cembre contre vingt-sept il y a dix ans. Le changement climatique est bien l\u00e0 mais les causes sont certainement multiples. Certes, l\u2019Am\u00e9rique du Sud est expos\u00e9e cet \u00e9t\u00e9 austral \u00e0 un Ni\u00f1o particuli\u00e8rement fort, comme en t\u00e9moignent les inondations catastrophiques au Br\u00e9sil et les incendies d\u00e9vastateurs au Chili. Certes, la plan\u00e8te se r\u00e9chauffe continuellement depuis 10.000 ans, \u00e9poque o\u00f9 les glaciers des Alpes terminaient leur course \u00e0 Lyon. Dans quelle mesure en sommes-nous responsables ? Je doute fort que nous puissions renverser rapidement la situation et revivre ces ann\u00e9es folles \u00e0 plusieurs records du monde par saison\u00a0; l\u2019ampleur de ce mouvement est au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9chelle humaine, temporelle et dimensionnelle.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le vol \u00e0 voile, ma g\u00e9n\u00e9ration aura eu l\u2019\u00e9norme chance d\u2019avoir v\u00e9cu le meilleur des six derni\u00e8res d\u00e9cennies et je suis heureux de laisser un h\u00e9ritage scientifique, litt\u00e9raire et photographique aux nouvelles g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais pour l\u2019heure, Bari \u00ab\u00a0<em>c\u2019est fini, je ne sais pas si j\u2019y retournerai un jour<\/em>\u00a0\u00bb, chantait Herv\u00e9 Vilard il y a soixante ans en parlant de Capri. C\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre aussi mon dernier tango \u00e0 Bari.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>jmc 06\/2024<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0LA CORDILL\u00c8RE DES ANDES SUBTROPICALE ET RED\u00c9COUVERTE DE CELLE CENTRALE, AUJOURD\u2019HUI IMPACT\u00c9E PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE. Pourquoi retourner dans la cordill\u00e8re ? Une exp\u00e9dition totalement atypique, sans aucune pr\u00e9tention comp\u00e9titive, en r\u00e9alit\u00e9 une \u00ab Bonne Action \u00bb en remerciement d\u2019un immense service rendu par un ami argentin lors de notre premi\u00e8re exp\u00e9dition en 2002 : [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[162],"tags":[],"class_list":["post-5777","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-patagonie-2023"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5777","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5777"}],"version-history":[{"count":42,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5777\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5914,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5777\/revisions\/5914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5777"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}