{"id":989,"date":"2018-05-23T13:00:46","date_gmt":"2018-05-23T11:00:46","guid":{"rendered":"https:\/\/topfly-aero.com\/?p=989"},"modified":"2018-10-11T19:47:06","modified_gmt":"2018-10-11T17:47:06","slug":"un-beau-debut-de-deuxieme-branche-mais-les-beaux-fruits-ne-sont-pas-necessairement-les-meilleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/topfly-aero.com\/index.php\/fr\/2018\/05\/23\/un-beau-debut-de-deuxieme-branche-mais-les-beaux-fruits-ne-sont-pas-necessairement-les-meilleurs\/","title":{"rendered":"11\/15 &#8211; Un beau d\u00e9but de deuxi\u00e8me branche, mais les beaux fruits ne sont pas n\u00e9cessairement les meilleurs."},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; next_background_color=\u00a0\u00bb#000000&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_3&Prime;][et_pb_image _builder_version=\u00a0\u00bb3.3.1&Prime; src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/20-15.03-4500m-Middle-of-2nd-big-leg-looking-south.jpg\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][et_pb_column type=\u00a0\u00bb2_3&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.3.1&Prime;]<\/p>\n<p>Le vent est toujours tr\u00e8s fortement sud-ouest, 230 \u00e0 240\u00b0 alors que les reliefs, en r\u00e9alit\u00e9 des mesetas de 500 \u00e0 600 m de hauteur par rapport \u00e0 la plaine, sont orient\u00e9s exactement nord-sud. Comme les syst\u00e8mes ondulatoires suivent pr\u00e9f\u00e9rentiellement l&rsquo;orientation du relief par rapport \u00e0 l&rsquo;orientation du vent, nous sommes contraints de faire des ba\u00efonnettes en nous effor\u00e7ant de ne pas nous arr\u00eater mais seulement ralentir pour monter dans les parties faces au vent, la perte d&rsquo;altitude entre deux ba\u00efonnettes \u00e9tant de 800 \u00e0 1000 m.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section][et_pb_section bb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb specialty=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb prev_background_color=\u00a0\u00bb#000000&Prime;][et_pb_row][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime;][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.3.1&Prime;]<\/p>\n<p>Il va donc falloir monter. La photo montre l&rsquo;\u00e9tat typique du ciel \u00e0 ce moment, en sachant que les bords d&rsquo;attaque des barres d&rsquo;onde sont \u00e0 45\u00b0 \u00e0 gauche de la route et il faut donc continuer \u00e0 faire du saute-mouton. Sur cette photo on peut voir la mat\u00e9rialisation d&rsquo;un magnifique saut hydraulique situ\u00e9 environ 200 km plus au sud mais malheureusement trop \u00e0 l&rsquo;Est pour nous. Sachant que les fronts des sauts hydrauliques se d\u00e9placent toujours vers l&rsquo;est, il est clair que cette magnifique source d&rsquo;\u00e9nergie ne sera pas pour nous. Vers 15h20 UTC, c&rsquo;est avec le plus grand plaisir que je refais connaissance avec la station-service de Paso de Indios, dans laquelle, le 7 d\u00e9cembre 2004, j&rsquo;avais pass\u00e9 la nuit dans la Land-Rover en attendant la d\u00e9panneuse. Rien n&rsquo;a chang\u00e9 dans le village, sauf que nous savons maintenant qu&rsquo;il y a une piste posable au sud de la station-service. Le petit jeu des ba\u00efonnettes se termine vers 17h10 au beau milieu de la pampa dans le pire endroit pour les syst\u00e8mes ondulatoires puisque c&rsquo;est \u00e0 cette latitude qu&rsquo;il existe un \u00ab\u00a0trou\u00a0\u00bb dans la cordill\u00e8re permettant ainsi \u00e0 l&rsquo;air marin du Pacifique de p\u00e9n\u00e9trer dans la pampa sans \u00eatre ass\u00e9ch\u00e9 par le processus de d\u00e9tente &#8211; compression caract\u00e9ristique de l&rsquo;onde de ressaut. Et comme il fallait s&rsquo;y attendre dans ces conditions, le vent forcit jusqu&rsquo;\u00e0 120 km\/h, la couverture nuageuse est presque uniforme et toujours plus basse, quelques trous de temps en temps, plus aucune organisation des ressauts, et pour couronner le tout, le voile de cirrus et autres nuages hauts s&rsquo;\u00e9paissit, rendant la couche de strato-cumulus uniform\u00e9ment grise et donc plus difficilement \u00ab\u00a0lisible\u00a0\u00bb. J&rsquo;en suis donc r\u00e9duit \u00e0 suivre les trous \u00e0 des vitesses sol minables, il nous faudra plus d&rsquo;une heure et demie\u00a0 pour parcourir les 170 km jusqu&rsquo;au lac Buenos Aires, soit 113 km\/h de moyenne. Pendant ces trois derni\u00e8res heures, Bruce Cooper est en semi l\u00e9thargie pour hypoxie, au point qu&rsquo;il doit mettre la canule dans sa bouche pour ne pas perdre connaissance. \u00c9tant bien trop occup\u00e9 par des probl\u00e8mes trivialement existentiels, je me suis content\u00e9 de v\u00e9rifier qu&rsquo;il \u00e9tait toujours conscient. Une fois entr\u00e9 dans la TMA de Balmaceda (territoire chilien), les conditions apparaissent plus homog\u00e8nes (normal puisque la cordill\u00e8re est \u00e0 nouveau continue) et le contact visuel avec cette belle piste me permet de me d\u00e9tendre un peu et d&rsquo;\u00e9tudier le probl\u00e8me de Bruce. Un changement de bouteilles lui co\u00fbtera presque un \u00e9vanouissement et ne r\u00e9soudra rien. Pas plus que le branchement de sa canule sur mon r\u00e9gulateur. Conclusion : le probl\u00e8me est dans sa canule, dont effectivement un orifice \u00e9tait totalement bouch\u00e9. Ces longues heures pass\u00e9es en hypoxie avanc\u00e9e le marqueront pour le reste du vol et le jour suivant.<\/p>\n<p>Comme je m&rsquo;y attendais, le point de virage est totalement inaccessible car noy\u00e9 dans la masse nuageuse et les montagnes. C&rsquo;\u00e9tait un risque \u00e0 prendre pour maintenir le triangle dans les proportions FAI sans aller trop \u00e0 l&rsquo;est au deuxi\u00e8me point. Pas de souci, nous allons appliquer la r\u00e8gle du secteur FAI illimit\u00e9 et chercher le point le plus proche dans le secteur compatible avec les nuages. Il nous faut donc traverser le lac, ce qui n&rsquo;\u00e9tait pas pr\u00e9vu. Le cheminement sur l&rsquo;eau (40 km) est excellent puisque j&rsquo;arrive sur la rive oppos\u00e9e plus haut que lors du d\u00e9part sur la rive nord. Nous entrons dans le secteur \u00e0 22 km au sud du point et cet exc\u00e8s de distance, qui pour l&rsquo;instant nous p\u00e9nalise, sera en r\u00e9alit\u00e9 celui qui nous permettra d&rsquo;obtenir le record du monde apr\u00e8s d\u00e9duction de la p\u00e9nalit\u00e9 pour exc\u00e8s de diff\u00e9rence d&rsquo;altitude entre le d\u00e9part et l&rsquo;arriv\u00e9e. Mais nous ne le saurons que deux jours plus tard. Il est bien vrai qu&rsquo;\u00e0 ce niveau de performance, il ne suffit pas d&rsquo;\u00eatre bon, d&rsquo;avoir la bonne machine, d&rsquo;\u00eatre au bon endroit au bon moment, il faut en plus avoir de la chance. Et dans toutes les nombreuses mis\u00e8res de ce vol, et il y en aura d&rsquo;autres, ces 22 km parcourus deux fois seront notre chance. La figure montre cet \u00e9tonnant passage du 3\u00e8me point de virage.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_image _builder_version=\u00a0\u00bb3.3.1&Prime; src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/topfly-aero.com\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/21-TP3.jpg\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb \/][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb3.3.1&Prime;]<\/p>\n<p>Il est 19h38 UTC (16h38 locales), il reste 640 km \u00e0 parcourir et 5h12 minutes avant la nuit noire, je ne vois gu\u00e8re de probl\u00e8me \u00e0 maintenir 120 km\/h de moyenne sur un parcours que je connais par c\u0153ur, et nous mettons cap au nord le c\u0153ur l\u00e9ger. Le futur me prouvera le contraire.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_post_nav _builder_version=\u00a0\u00bb3.5.1&Prime; in_same_term=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb \/][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><div class=\"et_pb_row et_pb_row_0 et_pb_row_empty\">\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\n\t\t\t\t\n\t\t\t<\/div> Le vent est toujours tr\u00e8s fortement sud-ouest, 230 \u00e0 240\u00b0 alors que les reliefs, en r\u00e9alit\u00e9 des mesetas de 500 \u00e0 600 m de hauteur par rapport \u00e0 la plaine, sont orient\u00e9s exactement nord-sud. 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